A Travellerspoint blog

Un pays.... plusieurs cultures I

Mopti - Pays Dogon

semi-overcast 30 °C

Samedi le 9 aout Bamako - Moptit

La journée a débuté tôt par un coup de téléphone de mon grand-frère Cheik qui venait de prendre possession de la voiture (il était mon chauffeur tout au long de mon séjour), et qui m’annonçait que le 4X4 que nous avions vu ensemble lors de la signature du contrat (3 jours plus tôt) ressemblait en rien a ce lui qu’ont venait de lui rendre! Après mainte négociations… nous avons dû nous résigner et prendre la route avec le 4x4 que nous venions de nous donner. Il va sent dire que je n’étais pas trop contente.

Ainsi samedi le 9 aout 2008, Cheik et moi avons prit la route direction Ségou avec un 4X4 qui avait la tremblote! Quelques kilomètres avant notre départ nous étions déjà entourés de vert, l’air était plus respirable, le nombre de véhicules avaient considérable diminué tout comme le bruit et vraiment déjà je me sentais mieux.

C’est ainsi que durant des heures nous avons roulez (traversez la forêt classée) de Bamako à Ségou, endroit même ou nous avons arrêtés pour le lunch, et poursuivi jusqu’à Mopti où Simon Saye – un Dogon qui était pour être notre guide pour les trois prochains jours nous attendais Emanuèle, Charles et moi.

Au total 640 KM ont été fait pour cette première journée. Et déjà je me suis fait une bonne idée des routes maliennes, du moins je le pensais! Parsemé de femmes qui marchent avec des calebasses et autres pots sur la tête
en plus des ânes et des charrettes, et que dire des troupeaux d’animaux. Sans compter les troues, et les transporteurs et autres voitures plein a craquer!
Bref, la conduite est un art au Mali. Un art de slalom entre tous ces éléments en plus nombreux autres débris que l’on trouve sur le chemin.

Rendu a Moptit, Simon Saye nous attendais a l’entrée de la ville, il c’est joint a Cheick et moi, pour ensuite nous diriger a notre hôtel il « Y a pas de problème », ou nous avons attendu Émanuele et Charles qui arrivaient du Burkina Faso. Rapidement après leur arrivé nous avons établit l’horaire des prochains jours, puis nous sommes tous allez dormir. Avant même d’être au lit je savais que j’aillais bien dormir, car Moptit, surnommée la Venise Malienne, est entouré d’eau et je pouvais déjà sentir la fraicheur et l’odeur des fleuves Niger et Bani. Deux affluents majeurs du Mali qui se rencontrent ici-même à Mopti.

Dimanche le 10 aout Moptit –Pays Dogon village de Teli

Tel que dit la veille, dès 8 heures le matin nous étions au point de RDV pour le départ de notre balade dans la ville avec Simon. Après un bref rappel historique : Mopti a été fondé par les Bozos (ethnie qui se caractérise par la pêche et considéré comme était le peuple maître des eaux), était en fait une ville de plusieurs petite ville bordé par le fleuve Niger et le Bani. Avec le temps, les îles ont été agrandit et relié entre elles (via l’apport d’important chargement de terre) pour finalement en faire une seule. La ville est également un port fluvial important pour le pays, et vie grandement du commerce du riz.

Moptit.jpg

Ainsi Simon nous a baladé dans la ville, après nous avons montré la ou exactement le Bani et le fleuve Niger se rencontrent, nous avons été voir la mosquée nouvellement rénové, suivi d’une balade dans les petites rues de la ville, nous avons même pu aller sur le toit de la maison de Simon, ainsi avoir une vue panoramique de la ville, mais surtout des maisons fait en banco. Le banco est un mélange de terre, de sable, de blé et restant des céréales, que l’on étant sur les structures des maisons, années après années avant la saison des pluies.

Nous avons également été au marché dit des femmes car se sont elles qui vendent et achètent essentiellement les condiments pour les préparations, pour finalement revenir sur le bord du fleuve et prendre une pirogue a perche (il y en a à moteur!) pour aller se promener sur le fleuve et le Bani, mais également nous permettre d’aller voir un village de Bozo qui se trouve sur l’autre rive de Mopti.

Cette petite promenade en pirogue a été fort apprécié par nous tous. Le bruit des vagues sur le bois de la pirogue, le soleil, le calme….

Notre petit arrêt dans un village Bozo nous a permis de mieux voir et comprendre l’architecture des maisons de ce peuple nomade. Nous avons également eu la chance de voir comment ces pirogues sont construite ainsi que d’échanger avec certaines personnes de ce peuple.

IMG_0510.jpg

Au retour Émanuele à essayer de manier la pirogue, de par son expérience… Il semblerait que cela est beaucoup plus difficile qu’on le pense! De retour sur la terre ferme nous sommes allés manger au « Bissap Café », c’était tout simplement succulent. Pour ensuite prendre la route vers le Pays Dogon en passant par les premiers villages Dogon du plateau soit les villages de Bandiagara et Djiguibombo, ou d’ailleurs nous avons arrêté question de faire des provisions de bière de mil.

Il faut comprendre que le Pays Dogon se caractérise par le plateau, la falaise et la plaine. Ainsi durant le couché du soleil nous avons descendu, lentement mais surement – nous arrêtions souvent pour prendre des photos- la falaise pour arriver au village de Teli.
Durant notre descente la vue était tout simplement magnifique, étant dans la saison des pluies nous avions en plus de l’impressionnante coupure de la falaise, de magnifique cassade d’eau. Simon nous expliquait que les Dogons un peuple d’agriculteur on fuit la région du Mandé (au sud-ouest de Bamako) lors de l’invasion des Almoravide qui forçait l’islamisation. Ainsi ils ont monté vers le nord du pays, pour trouver les Tellems, des pygmées, (en Dogon qui veut dire « ceux que nous avons trouvez là ») qui vivaient de la cueillette et dans les grottes. Ainsi les Dogon ont rapidement imité les Tellems pour leur habitations et se sont ainsi caché durant plusieurs siècles afin d’éviter l’islamisation de leur peuple. Toutefois, la cohabitation entre les deux ethnies n’était pas toujours bonne, puisque les Dogon défraichirent les forets des plaines pour reprendre leurs activités agraires, ce qui nuisait aux activités de subsistances des Tellems qui était la cueillette. Lors de la pacification des Français sur le territoire (d’où la présence de nombreux villages catholique Dogon), les Dogon laissèrent les grottes et ajoutèrent en plus de l’agriculture des activités pastorales a leu moyen de subsistance. Activités pastorales qui était grandement appuyer par l’autre peuple nomade du Mali dit les grands gardiens d’animaux les Peuls. Ce qui explique actuellement la grande présence de Peul sur le territoire Dogon.

Dès notre arrivé au village nous avons été dirigé vers le campement. Chaque village possède des campements, des sites ou les tourismes dorment ainsi sur le toit des maisons et donc pour s’y rendre doivent emprunter des échelles typiquement Dogon! Je dois admettre que nous étions pas les seuls a dormir a Teli ce soir là, mais Simon a rapidement comprit dans notre regard que nous ne tenions pas a être entourer de tourisme et particulièrement de Français, ils nous à donc proposé de passer la nuit a l’annexe, ou nous nous sommes retrouver les cinq a prendre un bon repas collectif et a déguster notre bière de mil… dans le noir presque total éclairé par la lune et les étoiles. Une fois les filets/moustiquaires installé nous nous sommes ainsi couché sur nos nattes préalablement disposé par nos hôtes sur le toit de la maison.

Lundi le 11 aout Pays Dogon village de Teli – village de Begnematoo

Après une nuit complète à la belle étoile, nous étions debout dès le levé du soleil. Alors que je faisais rapidement ma toilette au seau d’eau de puits, les femmes de Teli était rassembler autour de l’arbre au pied de la falaise à piler du mil et a chanter en cœur, je dois admettre que ceci fut un moment fort de mon voyage. Malheureusement, bien que je tribale mon appareil photo partout avec moi, je ne l’avais pas durant ma douche…. Mais comme le cabinet de toilette était a ciel ouvert, j’ai pu voir et bien entendre le tout et, certes, garder se moment graver dans ma mémoire, a moins que mes compatriotes de voyage est attraper ce moment sur leur appareil photo, mais pour l’instant je ne peux confirmer le tout cela va devoir attendre!

Ainsi nous avons débuté la journée par un petit déjeuné puis nous avons monté dans l’ancien village de Teli.

IMG_0546.jpg

Village qui comme l’ensemble des pays Dogon est territoire UNESCO et ou a chaque année avant la saison des pluies le banco se doit d’être refait. Ainsi nous avons monté, par moment escalader et a d’autre monté les échelles pour se rendre là-haut et avoir une superbe vue sur la plaine, ainsi que de voir de plus près les installations d’un village Dogon. Généralement les villages sont constitués de greniers males qui est habité par les graines de mil et les greniers femelles qui contiennent les objets de valeur, le trousseau de la fille avant son mariage, ainsi que pour y mettre les autres types de graines et semences. Chaque famille a des greniers males et femelles. Les maisons des Dogons sont fait en deux compartiments la cuisine et la chambre des parents. Les enfants vivent généralement chez les grands parents. Le village possède également un chasseur qui va exposer les têtes et les crânes de ses chasses autour de sa maison, il y a également un forgeront et parfois un cordonnier. Traditionnellement il y a aussi un Gon, celui-ci est le grand maître du village et une fois nommé par le renard il ne pourra plus vraiment sortir de sa maison sera servi par une jeune fille qui a pas encore atteint la puberté et ne devra plus se laver, car la tradition dit que le serpent va venir chaque soir le rentre visite et du même coup le laver. Le renard est un élément fort important dans la culture Dogon. C’est lui qui aide les vieux et le Gon à prendre les décisions et à éclairer la population sur des questionnements collectifs et/ou individuels. Chaque famille possède également une tortue, animal que l’on dit arrive du ciel et représente le dieu. Avant de manger, la femme doit toujours donner sa préparation à la Tortue, si celle-ci refuse de manger, la femme doit refaire les préparations.

A notre retour dans la pleine, nous avons traversé quelques villages pour nous rendre au village de Endé où nous avons, je dois l’admettre, « vedgés ». Trois québécois qui se retrouvent après un long moment … et surtout qui n’en sont pas à leur première fois en Afrique… Nous avons préféré, placoté entre nous plutôt que d’aller voir un « autre village ». Il faut dire qu’il fessait extrêmement chaud cette journée là et que nous avions tous un peu la nostalgie du pays, et entre vous et moi, un village a un moment donner ca ressemble a un autre village! Dans tous les cas, après un bon repas et avoir refait des forces, nous avons affronté les villageois avec leurs colliers, bogolans et autre magnas, magnas a nous vendre pour se rendre a une cassade d’eau ou Charles et Émanuele se sont grandement baignés. Par la suite, nous avons traversés quelques villages avant que Charles (il allait rejoindre d’autre amis pour du trekking) et Cheik retournés sur Bandiagara alors que Simon, Émanuele et moi remontions la falaise à pied pour aller passer la nuit au campement de Daniel au village de Begnematoo. Ainsi nous avons durant plus de 2hrs marché dans des rivières complètement asséché et monté dans les rochers, parfois nous avions des marches fait a même les roches alors qu’a d’autre moment c’était un peu de l’escalade.

Tout compte fait, malgré la chaleur le paysage valait le coup, surtout la vue que nous avions du campement. Malheureusement nous sommes arrivées un peu trop tard et il était risqué de se rendre jusqu’au bout pour le coucher du soleil.

Après un brin de toilette et avoir laissé nos sacs ainsi que les filets/moustiquaires avec nos hôtes, nous avons mangé un délicieux repas pour ensuite aller au lit. Notre sommeil a été un peu difficile a trouvé car nous étions dans un grande campement, et les enfants ont longuement joué des percussions aux autres tourismes. Par la suite un conseil de femme du village semble avoir eu lieu non loin de la maison la ou nous dormions. Mais hey! C’est nous qui voulions pas dormir dans le campement principale…

Mardi 12 aout Pays Dogon village de Begnematoo – Mopti

Disons que notre deuxième nuit a été un peu plus mouvementée la précédente. Comme la nuit antérieure Simon nous avait fait installer loin des autres tourismes, toutefois, cette fois-ci nous n’avions pas une pièce assignée dans la maison sur le toit que nous dominions…. Quand a 3heure du matin les éclaires et le vent se sont mit de la partie, Émanuele et moi avons rapidement fait les sacs et sommes descendu. Il fessait totalement noir et arrivions pas a bien retrouver notre chemin pour retourné au campement principale, en plus avec toute les roches et les falaises, c’était un peu casse-cou. Finalement voyant que l’orge diminuait en intensité nous avons décidé de dormir dans un hangar, qui est en fait la galerie d’une maison. Quand soudainement la pluie a commencé, nous nous sommes rapidement réfugier dans la première maison avec une chambre vide que nous avons trouvée. Au grand malheur de Simon qui, semblerait-il, à passer la nuit a cherché ses 2 toubabou mouso canadienne (femmes blanches canadienne). Dès que la pluie à diminué et que le jour c’est montré nous avons été retrouvé Simon – très angoisser- au campement principale. Finalement nous n’étions pas très loin, mais dans le noir…. disons que notre sens de l’orientation a grandement fait défaut. Ainsi de 6h30 à 9h30 nous avons attendu que la pluie arrêt, et de commun accord avons du changer l’itinéraire de la journée car la pluie aurait surement remplie certaines lit de rivières qui servent de trajet de randonné. La pluie dissipé et l’estomac remplie de pain traditionnel nous avons marché jusqu’au cap, en passant par la grotte ou l’on cache les masques traditionnels, dont certain fait jusqu'à 7 mètres de hauts. Des grottes nous avions une belle vue sur le village qui est divisé en trois quartiers. Le Quartier des musulman, des catholiques et des Dogons, tous vivent en harmonie, mais sont séparés pour leurs habitations.

Une fois au cap… Oh là là mes amis! Quelle vue! Ainsi devant nous on voyait le plateau, la falaise et la plaine….. Jusqu’à l’infini. Le silence et l’énergie qui avait là haut c’était tellement fort, je ne serai le décrire. Avec la pluie de la nuit, tout prenait vie… des oiseaux magnifiques volaient autour de nous, les singes vagabondaient, tout plein de petits rongeurs se promenaient!

IMG_0560.jpg

De là nous avons également été capable de trouver un réseau téléphonique pour téléphoner Cheik afin de l’informé du changement de l’itinéraire. Après cet appel, nous avons reprit la marche de la falaise jusqu’au plateau. Quelques heures plus tard, après avoir attendu Cheik dans un petit, petit, petit village et ou le vieux du village nous attendait de pied ferme pour avoir des noix de cola, nous étions tous à bord de la voiture, direction Mopti.

Une fois à Mopti nous avons quelque peu tourné pour trouver les informations sur les bus qui rentraient sur le Burkina Faso. Une fois les infos confirmé et le billet d’Émanuel acheté, nous avons été prendre une bouché au restaurant le « Bar Bozo », l’équivalent du Bafing/chez Ibrim à Bamako mais avec un service super pourri! Après notre repas, nous sommes retournés a l’hôtel « Y a pas de problème » nous doucher, et prendre un verre avec Simon. Étant donné que notre sommeil avait été un peu perturbé la nuit précédente, nous sommes tous aller dormir assez tôt, en plus nous prenions la route des 5h45 le lendemain, Émanuele pour le Burkina Faso et Cheick et moi pour Tombouctou.

Posted by Oumou 04:44 Archived in Mali Tagged volunteer

Email this entryFacebookStumbleUpon

Table of contents

Be the first to comment on this entry.

This blog requires you to be a logged in member of Travellerspoint to place comments.

Enter your Travellerspoint login details below

( What's this? )

If you aren't a member of Travellerspoint yet, you can join for free.

Join Travellerspoint