A Travellerspoint blog

L'eau, source de vie et de bonheur!

Koulikoro & Sélingué

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Mon retour de vacance a été plutôt relax, après avoir passé une journée entière avec Aïsha à enlever le sable de tous mes effets de voyage, j’ai prit cela molo. Mon estomac n’était pas encore 100 % solide, je me devais donc d’être tranquille, mais une chance en quelques jours tout est revenu dans l’autre.

Après avoir contacté le directeur de partenaire malien, avec qui je suis supposer travailler, pour savoir comment les activités allaient, il me fait savoir qu’il est présentement à 90 KM au nord de Tombouctou pour régler des urgences de famille. Bien qu’il avait tout dit a une autre dame de l’ONG ce que je devais faire – c'est-à-dire rencontrée les démembrements de l’ONG pour faire un suivi de formation, rien de cela n’a été fait… selon eux les vacances du mois d’aout complique les choses. Bref, voila maintenant 2 semaines que je suis de retour de vacances… et toujours pas vraiment d’avancement de ce côté, j’en ai donc profité pour finaliser d’autres documents et guides que j’élabore depuis quelques mois autant en terme de Suivi et Évaluation que pour les nouveaux coopérants canadien Uniterra/CECI qui arrivent à Bamako.

Dimanche le 24 aout, était une belle journée, et bien ensoleillée, j’ai proposé a Annie, Zakari, Andréa d’aller faire un pique-nique à Koulikoro. Ainsi nous sommes partie vers là-bas pour y passer une grande partie de la journée. Située sur les rives du fleuve Niger, à 60 km au nord-est de Bamako. Koulikoro (au pied de la montagne en Bambara) est une ville très industrielle où on y trouve une très grande concentration de pêcheurs de sable !

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Il y a rien de très spéciale à faire à Koulikoro autre que de regarder les pirogues des pêcheurs de sable se balader sur le fleuve et de profiter de l’air, plus pure que celle de Bamako, du fleuve. Bien qu’on nous avait dit que Koulikoro avait une plage, nous avons jamais trouvé celle-ci et avons donc décidés de s’arrêter sur un petit rocher et d’y faire notre pique-nique.

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Se fut une super belle petite journée. De retour à Bamako, nous sommes arrêtés au Relax prendre une crème glacé, avant de rentrée respectivement chez nous. Cette même soirée je suis allé manger avec Youssouf au restaurant de l’hôtel le Radisson…. Heum… c’était tellement bon, je crois que j’aurai pu rouler de l’hôtel a la maison tellement j’avais trop mangé.

Le reste de la semaine j’ai une fois de plus contactée a plusieurs reprise le partenaire malien, avec toujours la même réponse ! J’ai terminé un des guide que j’ai envoyée a tous les participants de ma formation, en plus des coopérants et des partenaires du programme en spécifiant que j’étais disponible pour seulement les 2 prochaines semaines pour répondre a toutes leurs questions sur les outils et théorie que celui-ci contient. Mon mail semble avoir eu un petit effet, car quelques personnes tient à me rencontrer avant mon départ pour Montréal… mais encore faut il que ces rencontre est lieu. Dans tous les cas, rien de tel n’est arrivé jusqu'à présent, mais gardons espoir… il reste encore 2 semaines!

Mercredi e 27 aout, je suis allé manger au restaurant le Da Guindo avec Andréa à l’Hippodrome. Je confirme que c’est le meilleur resto italien de Bamako et se autant pour la pizza que les pâtes. Après ce succulent repas, nous sommes ensemble aller a l’atelier de Pytha, l’artiste peintre, par curiosité Andréa voulait voir ses tableaux, puis d’une chose a un autre nous nous sommes tous (Andréa, Phyta, Pape Fall, Mamadou et moi) retrouvés a l’Exodus a consommer des cocktail de rhum aux saveur les plus exotique que je connaisse et le tout au frais de Ismaëlo le propriétaire !

La saison des pluies se fessaient de plus en plus présente, les pluies sont fortes et abondantes compliquant les délassements, surtout en soirée. Il semblerait que les malien soit fait en chocolat car en moment de pluie, non seulement tout arrêt (d’accord a la limite pour ceux qui sont en moto) mais les taxis et tous autres véhicules sembles également s’arrêter. Bref, résultat jeudi et vendredi soir je suis resté a la maison, car la pluie se manifester à grande pompe et qu’aucun taxi-tigui (taxi-man) semblait vouloir prendre la route, alors que la gang était rassemblé aux Pirates Club. J’ai ainsi terminée d’écouter tous mes CD de mon coffret de Sex and the City.

Samedi le 30 aout, il était convenu que nous partions pour Sélingué en fin de journée pour revenir le lendemain au petit soir. C’est ainsi que j’ai découvert un autre petit coin de paradis du Mali. Sélingué est une petite ville aux abords du lac de Sélingué, qui est en fait un lac artificiel situé à 130 km de Bamako sur la route de Sikasso, lac artificiel crée en 1980 pour l’installation d’un barrage hydroélectrique qui prend nie sur la rivière Sankarani, un affluent du Fleuve Niger.

Dès que nous sommes descendu de la voiture, tous avons eu la sensation que la paix et la tranquillité nous envahissaient. Le site de l’hôtel le Woloni est simplement magnifique, tout est fait en paille et en banco, les cases qui sont les chambres sont fait essentiellement d’élément de la nature, des draps en bogolan et coton en passant par les luminaire en calebasse et en poterie, et des meubles en bois massif et que dire de la vue que le site offre, sans compté l’excellence et l’originalité des plats du chef cuisinier.

Ainsi nous avons passé 24hrs de ressourcement extrême. Après avoir regarder le coucher du soleil au bord du lac et d’avoir marché dans les alentours question de découvrir le site, nous avons partagé un bon repas, puis nous avons fini la soirée a boire du vin a la lumière des étoiles et de la lune.

Le lendemain matin, dimanche nous sommes partie a la pêche… malheureusement rien a été attrapé, nous avons également échangé avec le propriétaire – français d’origine mais vivant en Afrique depuis plus de 25 ans-, pour finalement profiter une fois de plus du lac, de la vue, de la tranquillité et des embarcations nautiques (la bicyclette d’eau, les pirogues, etc ) et d’un autre bon repas.

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Il va sens dire que le site est populaire, il y avait de nombreux 4X4 diplomatique ! Mais comme le tout est vaste, on ne sent pas la présence de tout ce monde, en plus je me suis surprises a plusieurs reprises a oublié que je me trouvais au Mali ou à plus forte raison en Afrique.

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Mon seul regret et de ne pas avoir été là-bas avant… Moi qui depuis aout 2008 tenait a y allait… Vraiment un coin à découvrir pour toute personne travaillant au Mali au du moins a Bamako, le temps de changer d’air, de faire le plein d’énergie et de renouer avec la nature.

Voila, il reste maintenant moins de 2 semaines avant mon retour… Le temps va passer vite, non seulement a finaliser les derniers documents et outils, mais également a faire les boites et les bagages….

Posted by Oumou 05:54 Archived in Mali Tagged volunteer Comments (0)

Un pays.... plusieurs cultures I

Mopti - Pays Dogon

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Samedi le 9 aout Bamako - Moptit

La journée a débuté tôt par un coup de téléphone de mon grand-frère Cheik qui venait de prendre possession de la voiture (il était mon chauffeur tout au long de mon séjour), et qui m’annonçait que le 4X4 que nous avions vu ensemble lors de la signature du contrat (3 jours plus tôt) ressemblait en rien a ce lui qu’ont venait de lui rendre! Après mainte négociations… nous avons dû nous résigner et prendre la route avec le 4x4 que nous venions de nous donner. Il va sent dire que je n’étais pas trop contente.

Ainsi samedi le 9 aout 2008, Cheik et moi avons prit la route direction Ségou avec un 4X4 qui avait la tremblote! Quelques kilomètres avant notre départ nous étions déjà entourés de vert, l’air était plus respirable, le nombre de véhicules avaient considérable diminué tout comme le bruit et vraiment déjà je me sentais mieux.

C’est ainsi que durant des heures nous avons roulez (traversez la forêt classée) de Bamako à Ségou, endroit même ou nous avons arrêtés pour le lunch, et poursuivi jusqu’à Mopti où Simon Saye – un Dogon qui était pour être notre guide pour les trois prochains jours nous attendais Emanuèle, Charles et moi.

Au total 640 KM ont été fait pour cette première journée. Et déjà je me suis fait une bonne idée des routes maliennes, du moins je le pensais! Parsemé de femmes qui marchent avec des calebasses et autres pots sur la tête
en plus des ânes et des charrettes, et que dire des troupeaux d’animaux. Sans compter les troues, et les transporteurs et autres voitures plein a craquer!
Bref, la conduite est un art au Mali. Un art de slalom entre tous ces éléments en plus nombreux autres débris que l’on trouve sur le chemin.

Rendu a Moptit, Simon Saye nous attendais a l’entrée de la ville, il c’est joint a Cheick et moi, pour ensuite nous diriger a notre hôtel il « Y a pas de problème », ou nous avons attendu Émanuele et Charles qui arrivaient du Burkina Faso. Rapidement après leur arrivé nous avons établit l’horaire des prochains jours, puis nous sommes tous allez dormir. Avant même d’être au lit je savais que j’aillais bien dormir, car Moptit, surnommée la Venise Malienne, est entouré d’eau et je pouvais déjà sentir la fraicheur et l’odeur des fleuves Niger et Bani. Deux affluents majeurs du Mali qui se rencontrent ici-même à Mopti.

Dimanche le 10 aout Moptit –Pays Dogon village de Teli

Tel que dit la veille, dès 8 heures le matin nous étions au point de RDV pour le départ de notre balade dans la ville avec Simon. Après un bref rappel historique : Mopti a été fondé par les Bozos (ethnie qui se caractérise par la pêche et considéré comme était le peuple maître des eaux), était en fait une ville de plusieurs petite ville bordé par le fleuve Niger et le Bani. Avec le temps, les îles ont été agrandit et relié entre elles (via l’apport d’important chargement de terre) pour finalement en faire une seule. La ville est également un port fluvial important pour le pays, et vie grandement du commerce du riz.

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Ainsi Simon nous a baladé dans la ville, après nous avons montré la ou exactement le Bani et le fleuve Niger se rencontrent, nous avons été voir la mosquée nouvellement rénové, suivi d’une balade dans les petites rues de la ville, nous avons même pu aller sur le toit de la maison de Simon, ainsi avoir une vue panoramique de la ville, mais surtout des maisons fait en banco. Le banco est un mélange de terre, de sable, de blé et restant des céréales, que l’on étant sur les structures des maisons, années après années avant la saison des pluies.

Nous avons également été au marché dit des femmes car se sont elles qui vendent et achètent essentiellement les condiments pour les préparations, pour finalement revenir sur le bord du fleuve et prendre une pirogue a perche (il y en a à moteur!) pour aller se promener sur le fleuve et le Bani, mais également nous permettre d’aller voir un village de Bozo qui se trouve sur l’autre rive de Mopti.

Cette petite promenade en pirogue a été fort apprécié par nous tous. Le bruit des vagues sur le bois de la pirogue, le soleil, le calme….

Notre petit arrêt dans un village Bozo nous a permis de mieux voir et comprendre l’architecture des maisons de ce peuple nomade. Nous avons également eu la chance de voir comment ces pirogues sont construite ainsi que d’échanger avec certaines personnes de ce peuple.

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Au retour Émanuele à essayer de manier la pirogue, de par son expérience… Il semblerait que cela est beaucoup plus difficile qu’on le pense! De retour sur la terre ferme nous sommes allés manger au « Bissap Café », c’était tout simplement succulent. Pour ensuite prendre la route vers le Pays Dogon en passant par les premiers villages Dogon du plateau soit les villages de Bandiagara et Djiguibombo, ou d’ailleurs nous avons arrêté question de faire des provisions de bière de mil.

Il faut comprendre que le Pays Dogon se caractérise par le plateau, la falaise et la plaine. Ainsi durant le couché du soleil nous avons descendu, lentement mais surement – nous arrêtions souvent pour prendre des photos- la falaise pour arriver au village de Teli.
Durant notre descente la vue était tout simplement magnifique, étant dans la saison des pluies nous avions en plus de l’impressionnante coupure de la falaise, de magnifique cassade d’eau. Simon nous expliquait que les Dogons un peuple d’agriculteur on fuit la région du Mandé (au sud-ouest de Bamako) lors de l’invasion des Almoravide qui forçait l’islamisation. Ainsi ils ont monté vers le nord du pays, pour trouver les Tellems, des pygmées, (en Dogon qui veut dire « ceux que nous avons trouvez là ») qui vivaient de la cueillette et dans les grottes. Ainsi les Dogon ont rapidement imité les Tellems pour leur habitations et se sont ainsi caché durant plusieurs siècles afin d’éviter l’islamisation de leur peuple. Toutefois, la cohabitation entre les deux ethnies n’était pas toujours bonne, puisque les Dogon défraichirent les forets des plaines pour reprendre leurs activités agraires, ce qui nuisait aux activités de subsistances des Tellems qui était la cueillette. Lors de la pacification des Français sur le territoire (d’où la présence de nombreux villages catholique Dogon), les Dogon laissèrent les grottes et ajoutèrent en plus de l’agriculture des activités pastorales a leu moyen de subsistance. Activités pastorales qui était grandement appuyer par l’autre peuple nomade du Mali dit les grands gardiens d’animaux les Peuls. Ce qui explique actuellement la grande présence de Peul sur le territoire Dogon.

Dès notre arrivé au village nous avons été dirigé vers le campement. Chaque village possède des campements, des sites ou les tourismes dorment ainsi sur le toit des maisons et donc pour s’y rendre doivent emprunter des échelles typiquement Dogon! Je dois admettre que nous étions pas les seuls a dormir a Teli ce soir là, mais Simon a rapidement comprit dans notre regard que nous ne tenions pas a être entourer de tourisme et particulièrement de Français, ils nous à donc proposé de passer la nuit a l’annexe, ou nous nous sommes retrouver les cinq a prendre un bon repas collectif et a déguster notre bière de mil… dans le noir presque total éclairé par la lune et les étoiles. Une fois les filets/moustiquaires installé nous nous sommes ainsi couché sur nos nattes préalablement disposé par nos hôtes sur le toit de la maison.

Lundi le 11 aout Pays Dogon village de Teli – village de Begnematoo

Après une nuit complète à la belle étoile, nous étions debout dès le levé du soleil. Alors que je faisais rapidement ma toilette au seau d’eau de puits, les femmes de Teli était rassembler autour de l’arbre au pied de la falaise à piler du mil et a chanter en cœur, je dois admettre que ceci fut un moment fort de mon voyage. Malheureusement, bien que je tribale mon appareil photo partout avec moi, je ne l’avais pas durant ma douche…. Mais comme le cabinet de toilette était a ciel ouvert, j’ai pu voir et bien entendre le tout et, certes, garder se moment graver dans ma mémoire, a moins que mes compatriotes de voyage est attraper ce moment sur leur appareil photo, mais pour l’instant je ne peux confirmer le tout cela va devoir attendre!

Ainsi nous avons débuté la journée par un petit déjeuné puis nous avons monté dans l’ancien village de Teli.

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Village qui comme l’ensemble des pays Dogon est territoire UNESCO et ou a chaque année avant la saison des pluies le banco se doit d’être refait. Ainsi nous avons monté, par moment escalader et a d’autre monté les échelles pour se rendre là-haut et avoir une superbe vue sur la plaine, ainsi que de voir de plus près les installations d’un village Dogon. Généralement les villages sont constitués de greniers males qui est habité par les graines de mil et les greniers femelles qui contiennent les objets de valeur, le trousseau de la fille avant son mariage, ainsi que pour y mettre les autres types de graines et semences. Chaque famille a des greniers males et femelles. Les maisons des Dogons sont fait en deux compartiments la cuisine et la chambre des parents. Les enfants vivent généralement chez les grands parents. Le village possède également un chasseur qui va exposer les têtes et les crânes de ses chasses autour de sa maison, il y a également un forgeront et parfois un cordonnier. Traditionnellement il y a aussi un Gon, celui-ci est le grand maître du village et une fois nommé par le renard il ne pourra plus vraiment sortir de sa maison sera servi par une jeune fille qui a pas encore atteint la puberté et ne devra plus se laver, car la tradition dit que le serpent va venir chaque soir le rentre visite et du même coup le laver. Le renard est un élément fort important dans la culture Dogon. C’est lui qui aide les vieux et le Gon à prendre les décisions et à éclairer la population sur des questionnements collectifs et/ou individuels. Chaque famille possède également une tortue, animal que l’on dit arrive du ciel et représente le dieu. Avant de manger, la femme doit toujours donner sa préparation à la Tortue, si celle-ci refuse de manger, la femme doit refaire les préparations.

A notre retour dans la pleine, nous avons traversé quelques villages pour nous rendre au village de Endé où nous avons, je dois l’admettre, « vedgés ». Trois québécois qui se retrouvent après un long moment … et surtout qui n’en sont pas à leur première fois en Afrique… Nous avons préféré, placoté entre nous plutôt que d’aller voir un « autre village ». Il faut dire qu’il fessait extrêmement chaud cette journée là et que nous avions tous un peu la nostalgie du pays, et entre vous et moi, un village a un moment donner ca ressemble a un autre village! Dans tous les cas, après un bon repas et avoir refait des forces, nous avons affronté les villageois avec leurs colliers, bogolans et autre magnas, magnas a nous vendre pour se rendre a une cassade d’eau ou Charles et Émanuele se sont grandement baignés. Par la suite, nous avons traversés quelques villages avant que Charles (il allait rejoindre d’autre amis pour du trekking) et Cheik retournés sur Bandiagara alors que Simon, Émanuele et moi remontions la falaise à pied pour aller passer la nuit au campement de Daniel au village de Begnematoo. Ainsi nous avons durant plus de 2hrs marché dans des rivières complètement asséché et monté dans les rochers, parfois nous avions des marches fait a même les roches alors qu’a d’autre moment c’était un peu de l’escalade.

Tout compte fait, malgré la chaleur le paysage valait le coup, surtout la vue que nous avions du campement. Malheureusement nous sommes arrivées un peu trop tard et il était risqué de se rendre jusqu’au bout pour le coucher du soleil.

Après un brin de toilette et avoir laissé nos sacs ainsi que les filets/moustiquaires avec nos hôtes, nous avons mangé un délicieux repas pour ensuite aller au lit. Notre sommeil a été un peu difficile a trouvé car nous étions dans un grande campement, et les enfants ont longuement joué des percussions aux autres tourismes. Par la suite un conseil de femme du village semble avoir eu lieu non loin de la maison la ou nous dormions. Mais hey! C’est nous qui voulions pas dormir dans le campement principale…

Mardi 12 aout Pays Dogon village de Begnematoo – Mopti

Disons que notre deuxième nuit a été un peu plus mouvementée la précédente. Comme la nuit antérieure Simon nous avait fait installer loin des autres tourismes, toutefois, cette fois-ci nous n’avions pas une pièce assignée dans la maison sur le toit que nous dominions…. Quand a 3heure du matin les éclaires et le vent se sont mit de la partie, Émanuele et moi avons rapidement fait les sacs et sommes descendu. Il fessait totalement noir et arrivions pas a bien retrouver notre chemin pour retourné au campement principale, en plus avec toute les roches et les falaises, c’était un peu casse-cou. Finalement voyant que l’orge diminuait en intensité nous avons décidé de dormir dans un hangar, qui est en fait la galerie d’une maison. Quand soudainement la pluie a commencé, nous nous sommes rapidement réfugier dans la première maison avec une chambre vide que nous avons trouvée. Au grand malheur de Simon qui, semblerait-il, à passer la nuit a cherché ses 2 toubabou mouso canadienne (femmes blanches canadienne). Dès que la pluie à diminué et que le jour c’est montré nous avons été retrouvé Simon – très angoisser- au campement principale. Finalement nous n’étions pas très loin, mais dans le noir…. disons que notre sens de l’orientation a grandement fait défaut. Ainsi de 6h30 à 9h30 nous avons attendu que la pluie arrêt, et de commun accord avons du changer l’itinéraire de la journée car la pluie aurait surement remplie certaines lit de rivières qui servent de trajet de randonné. La pluie dissipé et l’estomac remplie de pain traditionnel nous avons marché jusqu’au cap, en passant par la grotte ou l’on cache les masques traditionnels, dont certain fait jusqu'à 7 mètres de hauts. Des grottes nous avions une belle vue sur le village qui est divisé en trois quartiers. Le Quartier des musulman, des catholiques et des Dogons, tous vivent en harmonie, mais sont séparés pour leurs habitations.

Une fois au cap… Oh là là mes amis! Quelle vue! Ainsi devant nous on voyait le plateau, la falaise et la plaine….. Jusqu’à l’infini. Le silence et l’énergie qui avait là haut c’était tellement fort, je ne serai le décrire. Avec la pluie de la nuit, tout prenait vie… des oiseaux magnifiques volaient autour de nous, les singes vagabondaient, tout plein de petits rongeurs se promenaient!

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De là nous avons également été capable de trouver un réseau téléphonique pour téléphoner Cheik afin de l’informé du changement de l’itinéraire. Après cet appel, nous avons reprit la marche de la falaise jusqu’au plateau. Quelques heures plus tard, après avoir attendu Cheik dans un petit, petit, petit village et ou le vieux du village nous attendait de pied ferme pour avoir des noix de cola, nous étions tous à bord de la voiture, direction Mopti.

Une fois à Mopti nous avons quelque peu tourné pour trouver les informations sur les bus qui rentraient sur le Burkina Faso. Une fois les infos confirmé et le billet d’Émanuel acheté, nous avons été prendre une bouché au restaurant le « Bar Bozo », l’équivalent du Bafing/chez Ibrim à Bamako mais avec un service super pourri! Après notre repas, nous sommes retournés a l’hôtel « Y a pas de problème » nous doucher, et prendre un verre avec Simon. Étant donné que notre sommeil avait été un peu perturbé la nuit précédente, nous sommes tous aller dormir assez tôt, en plus nous prenions la route des 5h45 le lendemain, Émanuele pour le Burkina Faso et Cheick et moi pour Tombouctou.

Posted by Oumou 04:44 Archived in Mali Tagged volunteer Comments (0)

Un pays.... plusieurs cultures II

Tombouctou - Djenné - Ségou

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Mercredi 13 aout Moptit – Tombouctou

Dès 5am nous étions réveiller, le temps de boucler les sacs et déjà nous étions au RDV avec Cheik pour premièrement déposer Émanuele a la care routière et nous pour sortir de Mopti direction Tombouctou. La route entre Mopti et Douentza était magnifique, le levée du soleil, les villages qui se réveillent, les collines, le arbres, les familles qui se rendent en charrettes vers les champs, les Peuls qui dirigent leurs troupeaux de bétails vers les champs, ainsi que de nombreux villages Peuls, j’y ai même vue mon premier dromadaire!….

Bref, c’était vraiment magnifique. Ainsi durant près de 3hrs nous avions cette magnifique vue, en plus d’un soleil qui rayonnait de toute ces forces.

A l’heure que nous étions partie, ni Cheik, ni moi n’avions mangés, nous avons donc décider avant de prendre la route entre Douentza et Tombouctou de manger. Moins de 45 mins, plus tard nous prenions la « route de l’espoir », route qui fait exactement 195 KM, mais qui vraiment devrait porter le nom « route du calvaire » car c’est petits 195 KM nous ont prit plus de 7hrs à parcourir. En fait, je ne sais même pas pourquoi on lui donne la mention route, car vraiment…. Durant tout ce temps je n’ai même pas souvenir d’avoir vue un semblant de route, mais bien des mégas troues, qui accote même pas le plus gros nid de poule des routes du Québec! Ainsi durant 7hrs a une vitesse moyenne de 30 des fois 80 KM/H nous avons franchit plusieurs villages Peuls et avons commencé à voir des Touaregs et Shonghaï.

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Parfois la végétation était d’un vert éclatant qui fessait contrasse avec le ciel bleu et le sable orangé, a d’autre moment la végétation était au minimum et seuls quelque arbustes occupait l’espace. Ainsi lentement mais surement nous avons fait notre chemin jusqu'au fleuve. Notre traversé nous a également permis de voir de nombreux troupeaux d’animaux (ânes, cheves, moutons, dromadaires, bœufs), de villages mais surtout d’oiseaux tous aussi magnifique les un que les autres. Une fois rendu au bout de la route, comme nous sommes en saison des pluies, nous devions attendre une barge pour faire la traversé jusqu'à Tombouctou. Une première est arrivé, mais bon, comme il y avait déjà plusieurs voitures qui attendait nous avons donc du attendre une deuxième…. Mais durant la monté des voitures sur la barge, vraiment a plusieurs reprise je me suis dit : « on est vraiment en Afrique ». Voyez vous c’est que les voitures ne sont pas en très bon condition, elles sont pleine a craquer, et la monté/descente de la barge est dans du semble bien moue. Vous voyez un peu l’image. Une voiture 4X4 a fait attendre toutes les autres voitures plus de 45 mins, car elle était incapable de monté bien qu’une armé de plus de 10 personnes poussait le véhicules. Finalement après que la barge se soit repositionner pour le véhicule, elle c’est a son tour prit dans le sable…. Une autre armé de pousseur c’est constitué a la va-vite… et finalement la barge a prit le chemin de Tombouctou! A un moment Cheik m’ait fait peur en me disant que le service était pour arrêter ce soir et reprendrait seulement le lendemain, ici tout peut arriver et donc j’avais vraiment hâte de voir une barge arrivé. Ce qui c’est produit peut de temps après, celle-ci était petite pour 3 véhicules tous sommes montés en quelques minutes et plus de 45 mins. Plus tars nous étions finalement arrivé au pays des 333 saints… c'est-à-dire Tombouctou.

A la descente de la barge on se retrouve dans un monde qui ressemble en rien aux portes du dessert et particulièrement du Sahara. Tout est vert, de grands champs de rizière borde chaque côtés de la route, et puis soudainement, même pas 15 minutes de route plus tard, nous voila a l’entrée même de la ville de Tombouctou et un sable gris jaune semble occuper toute l’espace! Le frère de Halis est venu rejoindre Cheick et moi au Monument de la flamme de la Paix (monument fait avec les armes de la dernière rébellion Touareg dans les années 90’) et nous a conduit a son auberge. Une fois les présentations d’usage fait, il ma gentiment demander ce que je voulais manger, question d’envoyer la commende le temps que je me douche. Et la je vous assure, la mousse de mes cheveux était d’un noir… après mon passage dans la douche il y avait des petits tas de sable qui ornait le plancher.

Après un bon repas, certainement le meilleur poulet braisé que j’ai mangé a vie, le frère de Halis et moi sommes partie voir le coucher de soleil sur les dunes de sable de Tombouctou… accompagner d’une bouteille de vin de rosé! Vraiment que de la classe…

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La nuit tombé nous avons fait le tour de la ville en moto – cela est un autre art en soit que de magnier la moto dans le sable! Une fois les grandes attractions de la ville vue, nous sommes allés prendre un verre dans une petite auberge française qui offrait de la musique typiquement Touareg. Ainsi fut ma première soirée à Tombouctou, je suis rentrée a l’auberge Les portes du Sahara bien épuisée, mais super heureuse de me trouver a Tombouctou et surtout contente de voir que le frère de Halis (son nom m’échappe!) est super gentil et tient vraiment a ce que mon séjour soit formidable.

Jeudi 14 aout Tombouctou

Dès 8am le matin et malgré le climatiseur de ma chambre je sentais la chaleur du Sahara envahir la pièce. Comme convenue le frère de Halis m’avait préparé un petit déjeuné sur le toi d’auberge, déjeuné fait avec le pain traditionnel Touareg qui ressemble au pays Indien. L’estomac remplie, le soleil au zénith nous avons entamé notre balade dans les rues sablonneuse de Tombouctou… Oh fait, il y a seulement 1 taxi dans la ville (les 2 fois que je l’ai vue, des gens devaient le pousser pour el faire démarrer, sinon se son des ânes avec charrette qui servent de taxi!)

C’est ainsi avec l’aide du Frère de Halis j’ai visité la Maison Essayouti (Maison la plus traditionnel de la ville), visité le seul transcripteur des manuscrit arables et coranique de Tombouctou, visité le centre de documentation et de Recherche historique Ahmed Baba (le plus vieux manuscrit date de 1241), ainsi que vue de l’extérieur les 3 grandes mosquées de Tombouctou soit la Mosquée de djungareiber construite en 1325, Mosquée Sidi Yahiya construite vers 1400, et la Mosquée Sankoré, lieu qui a longuement habité l’université de la ville et qui fut construite par une femme. Entre chaque lieu de visite, nous nous baladions dans la ville au rues de sables, parfois les rues étaient extrêmement étroites a d’autre moment très large. Plusieurs maisons portes les noms des Saints ainsi que d’explorateur Français, Marocain et Soudanais. Écrire toute l’histoire de Tombouctou prendrait des pages, d’où ont air mystérieuse et mythique, donc je vais me contenter de ce que je vous ai dit jusqu'à présent. Mais je dois admettre que le frère de Halis connaissait très bien l’histoire de la ville, ainsi que toutes ses origines religieuses et le rôle de la ville dans le dessert du Sahara. Notre balade nous a également conduit a grand marché ou généralement se sont les odeurs de poissons qui envahies nos narine a l’entrée de celui-ci, toutefois a Tombouctou, ce sont les milles et une odeur épices qui ont trouvé refuge dans mon nez. Nous sommes également été au marché des artisanats ou j’ai fait l’achat de ses mystérieuses boites a bijoux Touareg et de mon turban pour ma promenade en dromadaire planifier en fin de journée. Ainsi sur les coups de 13h et sous un soleil les plus intense que j’ai connu (la saison chaude a Bamako et ma journée a Tombouctou ne se comparent même pas, nous étions certainement dans les 50degrée C), nous sommes retournée a l’auberge se rafraichir et prendre la moto question de sortir de la ville, aller prendre quelques photos, et aller manger dans un restaurant climatisé! A notre retour, nous avons fait une petite sieste. A 16hrs le frère de Halis ma conduit en compagnie de mon grand frère vers le monument de la flamme de la paix ou Mohamed (le guide chameau de Halis), Monsieur Sandy Moustafa, son fil Denydy Sandy m’attendaient avec Aowar le jeune dromadaire de 18 ans qui allait me servir de moyen de locomotion jusqu’au village Tschak dont Monsieur Sandy est le chef. Après les présentations d’usage, d’un cours 101 de la mise du turban à la Touareg, de comment diriger le dromadaire par le mouvement des orteils dans son cou, et de quelques photos, nous avons prit la route vers le désert. Quel tranquillité, durant 2h, je me suis fait bercée aux pas de Aowar et par la tranquillité de la mer de sable et de ses dunes qui nous entourait.

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A plusieurs reprise je me suis demandé comment ces gens arrivent a s’orienté dans le dessert, quand je leur posais la question, il disait simplement par les formes des dunes (direction du vent), le soleil et les étoiles! Malheureusement, les nuages on quelques peu caché le coucher de soleil. Nous sommes arrivés au village comme la nuit tombait, et je dois admettre que j’étais un peu contente, car faire de l’équitation ne donne aucunement mal aux fesses comparativement au dromadaire, et que dire de la position a adopter (les pieds croisés dans son cou, pour le diriger!). Dès notre arrivé, les enfants sont venu me voir, et m’on gentiment installer une natte sur le sable. Le vent se levait de plus et tous était un peu agiter à savoir si la première pluie de la saison n’arriverait pas ce soir même! Ce qui malheureusement pour moi, mais heureusement pour eux fut le cas! Quelques minutes après mon arrivé une caravane de plus de 30 dromadaires est arrivé. Il va sans dire que ce fut la fête pendant plusieurs heures, car ainsi 4 hommes du village, qui compte 30 familles, venait de passer plus de 60 jours loin des leurs à transporter du sel. Non seulement j’ai pu assistée a cette fête –complètement plongé dans le noir- mais j’ai également pu assister a la donation de l’eau au dromadaire. En saison « fraiche » les dromadaires boivent seulement une fois aux 3 semaines, et ce soir était également LE soir. Mohammed et moi avons donc été invité par le chef du village à assister a cela. C’était impressionnant… ils en font du bruit ces bêtes quand elles boivent. Alors que nous prenions une photo l’un d’eux c’est également permis de me doucher! Un peu désagréable, mais fort rafraichissant.

Le tout a été un peu écourté car le vent soufflait, les éclaires se manifestait, et il était certain, selon l’avis de tous, que ce soir c’était la pluie. A peine nous nous sommes assis dans la tente (que nous partagions avec des chèvres, des coqs et des poules!) pour manger que l’orage a éclaté tout comme la fête. Tout le monde est sorti à l’extérieur danser et chanter. Non seulement on m’a offert des cadeaux – car j’ai apportée la pluie au village- mais on m’a également rebaptisé Aïsha en l’honneur de la femme du Chef du village. Les festivités ont durée une partie de la nuit et comme je devais être prête à partir pour 5h le lendemain matin, la nuit a été plus que coute, mais a quel point mémorable. Malheureusement a cause du vent et du sable, il ma fortement été déconseiller de sortir mon appareil photo, faisant en sorte que ce moment ne peut être partagé en images avec vous!

Vendredi 15 aout Tombouctou – Sévaré

Dès 4h30, le réveillé a été un peu brutale, dès ma sortie de la tente, la grande famille du chef du village me suppliait de rester une journée de plus! Malheureusement, il m’en était impossible, mais je me promets de revenir faire un séjour dans ce coin du Mali – mais je vais prendre l’avion pour y parvenir! Le désert a pratiquement eu l’effet de la mer sur moi, c'est-à-dire extrêmement énergisant. Après quelques photos de famille et du levé du jour, Cheik et moi avons reprit la route vers la barge, suivit des 195 KM de la route du calvaire. Dû a la pluie, la route semblait, par endroit, un peu moins cabosser que lors de notre passage 48hrs plus tôt.

Comme il y a plusieurs déviations (dans du sable plus moue) qui longe la route principale en terre dure et extrêmement crevasser, Cheik a emprunté l’une de c’est divinations…. Au point de prendre de vue la route principale et de ne plus savoir ou nous étions! Je dois admettre que j’ai un peu stressée, surtout que nous étions rendu tellement creux que dès que nous nous approchions des gens avec le 4X4 ceux-ci partait en courant se réfugier au milieu de leur troupeaux d’animaux ou encore des maisons. Quand nous pouvions parler au gens, ceux-ci ne parlait ni français, ni Bambara… ou encore nous indiquait très vaguement la direction à prendre pour retrouver la route principale. En quittant la route ainsi, nous étions dans les dunes de sable et avons du faire forcé le moteur du 4X4 a sa pleine capacité au point qu’il nous a lâché. Ainsi au milieu de nulle part à midi pile poils, nous étions en panne. Là mon niveau de stress à fait un bon! Nous avons poussés la voiture a l’ombre, Cheik à laisser le moteur « refroidir » fait quelque tours de magie sous le capo et voila qu’après avoir un peu bronché le moteur a reprit. Ouf, je dois admettre que j’ai eu peur. Après plusieurs autres tentative de demande de directions, tous aussi vague les une que les autres, j’ai obligée Cheik, contre son grès, a prendre quelqu’un a bord du 4X4 pour nous montrer le chemin. Je dis contre son grès, car cette région du Mali n’est pas très reconnue pour ses gens honnêtes. Après avoir demandé a Grand-Papa Morel de nous aidé, nous sommes filament tombé sur un village ou il y avait des hommes (tous les autres villages avaient seulement des femmes et elles restent au village alors que les hommes sortent avec les animaux ou pour faire les affaires) qui connaissaient le chemin qui en plus parlait français. Plus de 40 mins. plus tard, se jeune homme nous laissait finalement, au bord de la route de l’espoir, après des grands remerciements, un billet de 2000 FCFA et 2 bidons d’eau, Cheick et moi avons reprit la route vers Douentza et lui vers son village.

Passer 14hrs nous sommes finalement arrivé a Douentza, ou j’ai prit le temps de manger un bon plat dans un campement Dogon et décidé de ne pas aller à Hambouri tel que établit sur mon itinéraire. Effectivement il était convenu que je passe une partie de la journée là- bas, il semblerait, selon les guides de voyage, que le paysage est parmi les plus époustouflants de la terre, mais selon Halis et son frère, le paysage est aussi beau que celui entre Douentza et Mopti. Aller là-bas impliquait au minimum un autre 6hrs de route, plus 2 ou 3 hrs dans la ville et c’était un allé retour. Ne pas avoir perdu près de 4hrs à chercher la route de l’espoir je crois que j’aurais respecté mon itinéraire initiale, mais là je dois admettre que je commençais à en avoir assez de la route. Nous avons donc prit le cap vers Mopti, pour finalement arrêter la ville juste avant Mopti Sévaré pour la nuit.

Après une bonne douche, et quelque appel – les communications sont très difficiles à Tombouctou, je suis allée manger. Simon Saye est venu me rejoindre, nous avons prit un verre, puis rapidement j’ai plongé lourdement aux pays des rêves.

Samedi 16 aout Sévaré - Djenné – Ségou

Suite à un petit déjeuné rapide, Cheick et moi avons prit la route direction Djenné. Après une attente de plus de 60 minutes sur la barge (la barge ne bouge pas si elle n’est pas a pleine capacité de 3 voitures!), nous avons finalement traversé le Bani pour se rendre à Djenné.

Surnommé le joyau de la vallée du Niger, entièrement protégé par l’UNESCO on dit de Djenné a ville la plus belle de l’Afrique de l’ouest. Initialement fondé par des Bozo, la ville est entière construit en banco de la même couleur que le sol, semble littéralement sortir de terre. Les rues de la ville sont extrêmement sinueuses à la limite de labyrinthe et véhicule des odeurs les plus mal saines qui existent – aucun système de caniveaux ou d’égout existe dans la ville. Bref, après avoir rencontré Dafou – un ami a Simon Saye, qui était pour être mon guide durant mes 2hrs dans la ville- nous sommes ensemble partie a la découverte de la ville.

On m’avait dit que le moment le plus intéressante de visité Djenné était le lundi, journée du grand marché quand tous les gens des villages avoisinant arrive en pirogue et en charrette au marché, sinon, c’est un peu décevant. Voila que je suis même avis, Djenné ma semblé être une ville salle ou autre la Grande Mosquée, plus grande structure au monde faite en terre/banco, ne semble pas avoir grand intérêt. Dafou ma expliqué que lorsque l’on recrépit les façades (à chaque année avant la saison des pluies) c’est toute la ville qui participe, et cela devient une grande fête. Les jeune hommes apportent les matériaux, les jeunes femmes apportent l’eau pour les travailleurs alors que les vieux observent le travail des maçons. Les morceaux de bois font parti intégrale de la structure, et ce non seulement a titre de décoration, mais également a titre d’échafaudages.

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Certaines maisons sont extrêmement intrigantes, surtout celles possédant les fenêtres marocaines et les colonnes. Selon le nombre de colonne nous pouvions savoir a combien de femme le chef de famille était marié, et selon le nombre de pics sur le toit de la maison, le nombre d’enfant et selon la forme, arrondi ou allonger, des décorations entre ses pics ont pouvait également savoir combien des enfants était filles et garçons. Les fenêtres quand a sont touts bien barricadé ou seulement la tête des femmes pouvait sortir – elles ne sortaient jamais de la maison - lorsqu’elle s’adresser a des gens a l’extérieur ou pour saluer.

Autre c’est aspects architecturaux bien à elle, Djennée possède de nombreuses histoires et légendes, entre autre il semblerait qu’il y ait un puis (Puits de Nana Wangara) dans la ville qui permet de voir tout ce qui se passe sur le fleuve. Ainsi les femmes pouvaient savoir exactement ce qui se passait avec leurs hommes quand ils quittaient pour la pêche, ou encore permettait de les aider à retrouver leur chemin vers la ville quand ces derniers s’aventurait trop sur le fleuve. Toutefois suite a la mort de la marocain, Nana Wangara –celle qui lisait dans le puis- ce dernier est a sec et du fait même à arrêter toute révélation.

On raconte également, que la ville de Djenné a prit un moment avant d’être construit, car toute les maisons que le peuple Bozon construisaient s’effondrait, après consultation auprès des Marabouts, ils concluent qu’une jeune fille Bozo devait être sacrifié vivante afin de conjurer ce mal. C’est ainsi que la jeune Djénépo Tapama fut emmuré vivante et assura la prospérité de la ville.

Suite a mon tour de ville ou nous avons également été au petit marché, visité quelque boutiques d’artisanats et de coopérations, Dafou ma reconduit au point de départ ou Cheik m’attendait pour prendre la route vers Ségou.

Bien que la ville de Djenné en soit ne soit pas si excitante, la route entre Djenné et la route principale pour Ségou est vraiment magnifique. Des grands champs bien vert et de voir tous ces gens a l’œuvre dans les champs était quelques chose de spéciale.

Après un arrêt rapide a San pour le lunch, nous avons poursuivi la route jusqu'à Ségou ou nous avons réellement été attrapés par la pluie.

Nous avions convenu Youssouf et moi qu’il venait me rejoindre à Ségou, sa ville natale afin de me faire découvrir le tout. Comme il était en bus, et qu’on peut aucunement se fier au transport en commun au Mali, je suis arrivé bien avant lui a l’hôtel « l’Auberge » institution dans la ville (ainsi qu’a Bobo au Burkina Faso) qui n’a plus à faire sa réputation. Ainsi après 7 jours sur la route c’était le premier hôtel ou je logeais qui avait la télévision mais surtout l’eau chaude (même chez moi, j’ai pas!). J’ai pu reprendre contact avec la civilisation (la radio dans le 4X4 ne fonctionnait pas!) et duré sous une bonne douche.

Une fois Youssouf arrivé, nous sommes allé manger avec son ami d’enfance au resto « Soleil de Minuit »… Dès la première boucher je me suis dis que ce poisson n’était pas frais… mais j’ai mangé quand même résultat… J’ai été super malade les 24hrs suivant.

Dimanche 17 aout - Ségou

Non seulement j’ai été malade toute la nuit et une grande partie de la journée, mais en plus la pluie n’a pas arrêter avant le petit soir. Étant a Ségou pour être a proximité du fleuve et profiter de l’ai frais du large… la pluie a gâché mes plans. Nous nous sommes donc reposés, je me suis remise à jour dans l’actualité, mais également dans les olympiques et certains films. Quand la pluie a finalement cessé, nous sommes allés saluer la famille de Youssouf. Bon disons que cela fut extrêmement bref et dans le noir le plus total, ce qui me convenait car vraiment j’étais verte et je ne tenais pas a duré la bas (Quand un malien présente sa copine a sa mère, généralement ca annonce de future grandes nouvelles… pour la forme je suis allé, mais en mettant clairement les points sur les i et les barres sur les t avec Youssouf). De retour au centre ville de Ségou, Youssouf tenait à me faire mangé la spécialité de la région c'est-à-dire le pigeon! Comme mon estomac n’était toujours pas très stable je l’ai laissé mangé c’est 3 pigeons, mais quand même par curiosité j’ai prit un morceau…cela ressemble drôlement au poulet! Après sont repas et une soupe de légumes pour moi, nous avons été voir le fleuve, et sommes rentrée a l’hôtel. Bref ce fut une petite journée bien tranquille, qui m’a permit de bien me reposer.

Lundi 18 aout Ségou – Bamako

Après un petit déjeuner tranquille, Youssouf et moi avons été marché le long du fleuve ce qui est également la place du marché. Tout comme a Djenné le lundi c’est le grand marché et donc de nombreuse charrettes scionnaient les rues avoisinantes du marché tout comme les pirogues le long du Niger.

Après de nombreuses – un peu trop a mon gout- salutations aux amis, frères, sœurs, cousins, cousines de Youssouf, nous avons été nous balader en voiture, question de faire un peu le tour de la ville. Je tenais à le faire a pied, mais comme c’est très mal vue chez les Malien de se promener a pied (représente le pauvre qui n’a pas de moyen de transport) et que nous étions dans la ville natale de Youssouf et que je voulais éviter des conflits entre nous, nous avons prit la voiture. Ainsi nous sommes allé sur le boulevard des maisons coloniales – qui ma grandement fait pensée a la ville de Bobo au Burkina Faso, et nous sommes également été a la coopérative des femmes qui font de magnifique tapis en laine de mouton. Le tout entièrement a la main. Le tapis qui est sur la photo est une commende d’un tourisme, les femmes avait dont seulement 6 jours pour le faire, ainsi 3 dames ont tissées 6 jours en ligne 24/24 afin d’assurer de compléter le tout à temps. Avoir le temps et surtout l’argent, ces tapis ne sont pas donner, je crois que je m’en ferais faire un, il était vraiment magnifique et d’une qualité impressionnante.

Après un petit repas romantique au « Djoliba », nous avons prit la route vers Bamako. J’aurais aimé aller voir les villages des potiers de l’autre côté de Ségou, mais bon certaine personnes me déconseillé fortement à cause que le débit du fleuve était plutôt fort suite aux pluies de la journée précédente… Est-ce vrai? Ou est parce que autre les Bozo peu d’ethnie malienne s’approchent de l’eau! Dans tous les cas, cela fut le second et dernier élément de mon itinéraire qui n’avait pas été réalisé…

Environ 3hrs plus tard nous sommes rentrée sur Bamako, à peine avons-nous passé le poste de péages et de contrôle les motos, la pollution et les embouteillages, nous attendaient de pied ferme….

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Nouvelles rencontres, nouveaux amis, nouveau départ!

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Comment qualifier les dernières semaines… Je crois que les deux mots les plus justes, bien qu’il représente jusqu’a un certain point des opposés, serait tristesse et fête.

Tristesse car depuis la fin de ma formation (11 juillet 2008) c’est le néant du côté de mon partenaire. Plusieurs coups de téléphone et mail, tous restes avec la réponse : « on communique avec toi dans les prochains jours pour te donner l’horaire ». Finalement a 5 jours de mes vacances, je me suis fais dire, « profite de tes vacances (9 au 19 aout) et on va voir après ». Mais entre temps, du 11 juillet au 9 aout, je dois admettre que le moral n’était pas trop fort, seule des journées entière à la maison à rien faire, c’est long longtemps. De plus, comme Bamako est une ville qui n’a pas beaucoup d’attraction… il est donc difficile d’occuper son temps des jours et semaines durant. Cette déprime a également crée quelques tensions entre Youssouf et moi, car il ne pouvait pas comprendre que je sois déprimé a être payer, mais a rien faire à la maison. J’avais beau lui expliquer que je ne suis pas venu pour rien faire, mais plutôt pour venir chercher de l’expérience et surtout de nouvelles compétence et renforcé celles que je possède déjà… Bref, plus notre relation avance plus certaines réalités culturelles nous rattrapent!

Samedi le 19 juillet Annie et Julie ont organisées une grande fête, avec l’aide de nos amis africains, pour le simple plaisir de faire une fête. Dès le début de la soirée je suis allé leur donner un coup de main avec la cuisine. Bien que la pluie a menacer le tout en début de soirée, la fraicheur a permis de simplement plus apprécier la fête. Tous étaient au RDV (les coopérants du programme) ainsi que plusieurs de nos amis maliens et africains. Un méchoui de mouton, du couscous, l’alcool et même un bar man au nom de Pitha nous a fait de super drink à des saveurs typiquement africaines.
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Certains de nos amis africains artistes avaient même profités de l’occasion pour présenter des toiles et autres objets d’arts comme une mini exposition, ce qui a donné un rythme très « class » a la fête. Finalement, c’était une super fête, très bien réussi, qui à fini une fois de plus aux petites heures du matin.
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Mardi le 22 juillet une nouvelle canadienne est arrivé chez moi pour 6 semaines. Andréa de son prénom est arrivé avec l’ONG canadienne SOCODEVI pour faire une analyse de la situation de l’égalité homme/femme dans les coopératives pour la quelle l’ONG est partenaire. Généralement SOCODEVI place ses coopérants dans des appartements, mais elle ne voulait pas être seule, et bon, je ne sais trop comment (je pense que cela est via un des chauffeurs du CECI), le directeur a eu mon nom et donc la voila chez moi. Jusqu'à présent ça va plutôt bien, rien à voir avec mon dernier locataire.

Toute la semaine a été dédié a réviser un document que je fais pour le CECI et ses partenaires en suivi et évaluation ainsi qu’au questionnement « Dois-je prolongé ou pas mon contrat? ». Finalement mercredi le 23 juillet j’ai décidée que non, je rentre donc sur Montréal le 14 septembre – a moins de trouver le job de mes rêves d’ici là, ici a Bamako. Je dois admettre que j’ai un peu l’impression de perdre mon temps avec le partenaire…. Donc aussi bien rentrée au pays et essayer de trouver un boulot pour quelques temps a Ottawa ou Montréal. Certes, j’ai déjà la boule dans la gorge quand je pense que je vais laisser plusieurs personnes que j’aime et apprécie derrière moi, mais bon… ainsi va la vie! Comme ont dit celle-ci est un cycle d’au revoir et de retrouvaille… Je maintien mon désir de travailler en Afrique, et particulièrement en Afrique de l’ouest et francophone, donc les chances que je revienne au Mali sont quand même considérable à très élevé.

Samedi le 26 juillet Julie, Oumar, Andréa et moi sommes allé manger de bons hambourgeois au Café Broadway, suivi d’une soirée bien arrosée au Diplomate, la ou le samedi soir JEBBE 5 joue. Nous sommes presque rendu de vrai groupie, ont sait exactement la ou il joue selon les soirs…. C’est un peu grave notre affaire… mais il est tellement bon, et quand même il a un certain charme!

Mardi le 29 Juillet, en fin de journée Julie et moi sommes partie au grand Marché, acheter des trucs de filles (des baya-baya!), et avons fini au Bafing/Chez Imbrim (resto simple et sympa de Bamako) après un bon petit souper, nous avons subitement eu le désir de boire un martini. Bon, il y avait l’alcool mais pas les olives, et la voici les joies du Mali, nous avons commissionnés un petit pour qu’il aille nous acheter un pot d’olive verte… 15 minutes plus tard nous avions nos martinis inondés d’olives vertes et partagions la table avec un rasta men d’origine malienne vivant maintenant a Ste-Thérèse! Les discussions étaient fort intéressantes et en prime il nous a donné un CD de percussion de son pot – et vraiment le CD est pas mal du tout!

Jeudi le 31 juillet est la Journée Pan-Africain des Femmes, je me suis donc rendu, dès le matin au Palais de la Culture pour participer avec Julie et les femmes de son ONG a cette grande activité. C’était quelque chose, des milliers de femmes tous habiller en pagne roses super motiver à améliorer la condition des femmes, il y avait des concours de cuisines, des démonstrations de four et d’outils et autres truc de cuisine. Sans oublier des discours et encore des discours et d’autres discours…

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En fin de journée Julie et moi sommes partie à la Fezenda rejoindre Mame et Pitha question de finaliser quelques détails sur mon voyage. Les détails et quelques coups de téléphone plus tard, tout était régler et je ne sais trop comment mais une fête méga génial a débuter, quelques amis africain (car ils sont tous du Sénégal et du Burkina Faso) se sont joint a nous et ainsi nous avons tellement rie, parler, et discuter a en perdre le temps… il était passer 3am du matin quand nous avons regarde nos montres… trop compliqué et surtout « dangereux » (a cause des policiers qui demande de l’argent pour tout et rien) pour rentrée respectivement chez nous à une telle heure, nous avons été gentiment invité a poursuivre la soirée chez Pitha ainsi tous ensemble attendre le soleil pour rentrée…. Vraiment je vous assure j’ai jamais passé une soirée/nuit aussi agréable. C’est gens sont certainement les plus simplement et aimable que j’ai connu. Non seulement ils sont passionner de leur boulot, de l’art mais ils ont une grande écoute, un sens simple et joviale de voir la vie, et ont peut vraiment parler de tout et de rien avec eux. Bref, une soirée, pour ne pas dire une nuit qui va surement faire partie de mes top 10 malien.

Vendredi le 1 aout au soir c’était le souper de départ des stagiaires QSF, pour souligner le tout nous nous étions réunis au Savana, là ou JEBEE 5 joue le vendredi! Après un bon repas, avoir bien dansé et rigolé la gang de Sénégalais et Burkinabé sont venu nous rejoindre et avons une fois de plus poursuivi la fête jusqu’aux petites heures du matin.

Après 2 jours de fête intense, le samedi a été dédier au repos, et au cours de cuisine québécoise 101 pour Aïsha. Comme elle va être avec la famille de Christine qui arrive au Mali quelques jours avant mon départ, je lui ai recommandée ma bonne. Mais afin d’être certain qu’elle soit a la hauteur, j’ai proposé a Aïsha de passer en revu des plats canadien avec elle, ce que nous avons fait un bon3h de temps... Résultat mon congélateur est plein a craquer de bouffe québécoise – lasagne, pâté chinois, pain aux bananes, humus, etc.

Le lendemain, dimanche le 3 aout, c’était l’anniversaire de Julie. Pour l’occasion elle c’est organiser avec l’aide de nos amis africain une super fête a sa nouvelle maison de Falagié. Méchoui de mouton, frittes, aloco (plantin), bières, etc. Une fois de plus cela fut une super soirée, je me suis même fait offrir une robe par LE couturier de Bamako (Pape Fale) ainsi qu’un sac de la part de son apprenti Mamadou. Sac qui en fait provient à même de la chemise de Pape Fale…. Il y avait une broderie de deux personnages au dos de la chemise que j’aimais beaucoup et à la blague j’ai dit qu’on devait couper la chemise de Pape et me faire un sac. Quelques heures plus tard lorsque Pape a ouvert une bouteille de vin rouge, une grande partie de celle-ci c’est retrouver sur sa chemise de basin blanche!!!! J’attends toujours le sac, mais je suis confiante que Mamadou va tenir sa parole.
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Le mardi 5 aout, Julie, Annie et moi sommes retrouvé pour partager un gâteau au fromage que j’avais fait afin de souligner l’anniversaire de Julie ensemble ainsi que pour entendre les aventures du voyage d’Annie au Sénégal. Quelle soirée de rire et de bonheur. Le lendemain, en fin de soirée nous nous sommes tous réunis au Fezenda Annie, Julie, Pape Fale, Mamadou, Mame, Pitha et moi pour une fois de plus entendre les histoires d’Annie au Sénégal et surtout faire rêver les deux sénégalais du groupe. Vraiment, plus je passe de temps avec ce groupe d’amis, plus je les appréciés. Ces gens sont tellement joviaux et intentionnés par la vie. En leur présence tout devient complètement fou, drôle et au dernier des degrés du sérieux….

Il va sans dire que l’attitude de Youssouf également grandement changé depuis que je fréquente ces gens, ici les hommes sont extrêmement possessif surtout si leur copine est blanche. Mais ce qui est difficile de part et d’autre à comprendre dans notre relation est que comme dit et redis il est très difficile pour une fille de se faire des amiEs ici. Les filles de notre âges sont généralement marié – donc impossible pour elle de sortir le soir, sinon elles sont prisent dans les tâches ménagères pour la grande famille ou bien on déjà fondé leur famille et s’occupe de leurs enfants, ou encore elles ne se tiennent pas trop avec nous car c’est bien connue les blanches on la cote pour venir « voler » les bons mecs!

Les deux derniers jours avant mon départ pour les vacances je suis allé aider Pitha a son atelier pour compléter son dossier de candidature pour venir a Université Laval pour suivre une session de cours en art moderne (peinture et sculpture) suivi d’une exposition sous le thème "l’œil du poisson". Je dois dire que l’ordre et les papiers ne sont certainement pas son fort, mais bon, dans tous les cas nous avons été capables de faire desmontages de photos et de documents de présentation avec un grand professionnaliste (je m’impressionne moi-même). Ces dernières journées ont également servi a finaliser quelques détails pour le voyage et bien sure a faire les bagages.

Le jeudi soir Julie, Annie et moi sommes allées au Bademba le grand cinéma de Bamako voir le film Sex and the City. Bon en français de France… c’était vraiment pas drôle, même que je me suis surprise a plusieurs reprises a me dire en anglais ce qui devrait être dit et là a ce moment j'avais des sourires un coin. Mais ont pouvait dire que c'était une copie piraté, car vraiment a certain moment on voyait clairement les micros ou encore les caméras! Et comment le Mali peut avoir ce film a l'affiche quand il est même pas encore sortie, selon certain dire, en France!!!!

Voila ma prochaine entrée sera a mon retour de vacance…..

Posted by Oumou 10:12 Archived in Mali Tagged volunteer Comments (0)

Formations théorique, pratique et de la vie...

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Ha vraiment cela fait un moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles! Mais me semble que je n’avais rien de très bon à raconter. Quoique je me dis toujours cela est je fini avec des entrées de 4 à 6 pages!

Alors revenons dans le temps….

Samedi le 28 juin Ives (Directeur de l’ACDI au Mali, qui travaille à l’ambassade) et sa femme Armande (volontaire coopérante dans le même programme que moi) nous ont invités les coopérants du Programme à un super bon brunch chez eux. Cela a certainement été un des meilleurs repas que j’ai mangé depuis que je suis ici. Je vous assure tous était succulent, sans compter les sujets de conversations – très académique- cela est très différent des discussions de la vie de tout les jours d’ici. En plus Nelwine (une Bretonne canadienne) nous a jouer de la flute une bonne partie de l’après midi alors que nous profitions de leur piscine et jardin. Vraiment, voir leur maison me pousse encore plus à vouloir travailler à l’étranger pour le gouvernement canadien ;). Tout était parfait, de la décoration, à la disposition des assiettes, au repas, en passant par le service et les hôtes, honnêtement je ne peux qualifier la gentillesse de ce couple. Dès gens qui malgré leur standing sont restés simple et passionné du développement international et surtout des échanges culturelles.

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Le 1 juillet, bien que c’était férié pour vous, ici nous étions au boulot. Hey oui nous travaillons pour une ONG canadienne, mais respectons les jours fériés maliens. Donc je vais au bureau du CECI, comme tous les matins je prends le temps de saluer tout le monde de la boite. Le directeur dit qu’il veut me parler. Oh ho! Qu’est ce que j’ai fait! Finalement, il me demande si j’étais au courant que mon partenaire local (CAFO) était présentement entrain de recevoir une formation de 3 jours en Suivi et Évaluation. Formation pour laquelle on m’a fait venir du Canada et demandé mes services! Je réponds avec honnêteté que j’en avais aucune idée… Oh la la! Vraiment, rien est simple ici. Al Assane (directeur du CECI) me semblait pas trop de bonne humeur et me demande de contacter le directeur de la CAFO et de faire le point, mais surtout de s’assurer qu’il passe au bureau le plus rapidement possible. Bon, je dois admettre qu’en plus de me sentir en quelque sorte trahit, je me sentais un peu la messagère. Dans tous les cas, j’ai fait ce qui m’a été demandé. Plusieurs heures plus tard on me téléphonait pour me dire de me présenter à une salle de formation le lendemain pour assister à la formation donné par ma consœur en suivi et évaluation de l’Université Laval....

Le reste de la journée a été fort tranquille, car c’était le torrent toute la journée. Il est impossible de ne pas admettre que nous ne sommes pas dans la saison des pluies. Mais heureusement tout a subitement arrêté vers les 15hrs pour ainsi permettre à tous les invités de son Excellence Isabelle Roy de se rendre à sa modeste demeure dans la Cité du Niger. Bien oui, tous les canadiens et beaucoup, beaucoup, beaucoup de malien était ainsi invité a la maison de l’ambassadrice canadienne pour fêter la fête du Canada, mais également le départ de son excellence après 3 ans de loyaux services au Mali. Bon je dois admettre que comme fête c’était pas mal … bizarre si je peux utiliser le terme, car autre les feuilles d’érables dessiner sur des calibasses, le drapeau canadien qui flottait sur le toit de la maison et l’hymne national, oh et les serviettes de table blanche avec la feuille d’érable rouge il y avait rien de canadien par là. Même la très grande majorité des invités étaient malien, et que dire de la musique et de la bouffe, 100% malien.

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Justement côté bouffe, je ne me trompe pas en affirmant que les invités maliens n’ont certainement pas eu à aller manger au resto –comme nous- après la soirée. Dès qu’un plateau sortait de la cuisine les serveuses se fessait siffler – a la malienne- par ces derniers assit sur les quelques chaises disponibles et gardait le plateau pour eux…. Au grand désarroi des serveuses et surtout de nous les canadiens qui attendions notre part. Bref, nous avons fini la soirée dans un maquis à l’hippodrome.

Je vous assure, ici quand il y a de la bouffe –gratuite-, il y a des problèmes, les maliens se bouscule pour y avoir accès, ne font pas la ligne, prennent leur assiette et reste littéralement devant le comptoir, ou sinon se prennent pour des rois et s’empiffrent sans aucunement penser aux autres, ou pire sortent des sacs en plastiques et mettent tout ce qu’ils peuvent dans se sac pour le rapporter a la famille…. Non, mais quand on est dans une fête du genre ou une formation on s’entend que généralement se sont des gens qui ont des salaires et un minimum d’éducation… il devrait également me semble avoir un minimum de savoir vivre. Désolé, mais comme vous voyez, ce genre de comportement commence a vraiment m’énerver, du moins dans le contexte comme ceux mentionné!

Le 2 juillet j’ai participé comme on m’avait demandé a la formation de suivi et évaluation de la consultante de l’Université Laval. J’ai quand même des études universitaire, je connais le domaine du suivi et évaluation, mais je vous assure je n’arrivais pas a suivre ce qu’elle disait tellement elle sautait du coq a l’âne et utilisait des terme hyper technique – pour ne pas dire en latin- alors moi qui avait de la difficulté a suivre, imaginer les 20 femmes qui étaient présentent dans la salle, dont tous leur langue première n’est pas le français, et donc environ le quart on des études plus haute que la 10ième année… Elles dormaient littéralement, et en plus la dite consultante présentait son document en format Words, même pas en power point! Dans tous les cas, autres qu’avoir eu l’impression d’avoir perdu ma journée, elle ma mise tout un défi, car c’était les même femmes que j’aillais avoir pour ma formation, et donc je tenais vraiment à les impressionner et surtout ne pas les voir dormir dans ma face comme elles ont fait pour cette consultante.

Le reste de la semaine 3 au 6 juillet a été secoué par deux mini-crises. Une au niveau du boulot et l’autre au niveau de mon couple (pour ceux qui ne savait pas Youssouf et moi sommes ensemble depuis quelques mois!). Pour ce qui est de la crise de ménage, résumons le tout de cette saga a une très mauvaise interprétation et ingérence de ma bonne vis-à vis Youssouf et moi, en plus d’en faire part à plein de personne, sauf à lui et moi. Finalement la bonne a perdu son boulot, et je me suis retirer de la circulation (diminué mes fréquentations avec mes amis et Youssouf le temps de faire le point). Bon, je crois qu’aujourd’hui tout est revenu dans l’ordre ou presque, et une fois de plus j’ai une nouvelle bonne, car je ne tenais pas a garder une bonne qui raconte ma vie privé a tout le monde, et surtout crée des embrouilles entre lui et moi!

Côté boulot, il avait été planifié que je donne 2 formations une de 5 jours à des gens ayant déjà des connaissances sur le Suivi et évaluation (gestionnaire de projet et programme) et une autre de 3 jours pour ceux qui en avait moins, mini-introduction pour les femmes qui gère des activités au niveau des communes et des villages. Bref au total plus de 120 personnes devait bénéficier de ma formation…. Finalement d’une chose a un autre, mais surtout a cause d’une mauvais planification de financement, on a passer près de devoir tout annuler, pour finalement me faire confirmer le samedi matin a 9am que seulement la formation de 5 jours pouvait avoir lieu, mais que beaucoup du matériel que j’avais produit devrait être revu pour être diminué question de réduire les frais d’impression. Ouff… à 48hrs d’avis j’ai travaillé fort tout le weekend, et ce malgré le moral un peu ébranlé par les histoires avec Youssouf et la bonne!

Toute la semaine, j’ai laissé mes problèmes de côtés, ainsi donner mes 5 jours de formation (du 7 au 11 juillet) au Centre de documentations et d’information national pour les femmes et les enfants. Parler pratiquement non-stop de 9h à 16h30 a tous les jours, dans un français facile et lentement, en plus de gérer 23 femmes et 2 hommes qui ont la parlotte facile, je vous assure a la fin de la journée j’étais vidée! Je crois que le tout c’est relativement très bien passé. Bien que souvent j’avais l’impression que c’était elles qui menait la barque : elles arrivaient à l’heur qu’elles voulaient, me disaient à l’heure que nous devions partir et surtout quand nous devions prendre les pauses; mais bon, autre que cela, si je me réfère aux évaluations, j’ai que des commentaires positifs autant sur le contenu que sur la forme. Il y a même quelqu’un qui a écrit sur sa fiche d’évaluation : « Pédagogiquement la consultante a été formidable. Elle est éloquentes et patience. On ne pourra pas trouver mieux ! ». Cela fait vraiment du bien au moral, je vous assure. Le directeur de la CAFO, semblait également très content lors de la clôture de la formation, bien que jusqu'à ce jour nous nous sommes pas encore vu pour évaluer ensemble le tout, mais je suis confiante que c’est mission accomplit. Cette semaine, j’ai même reçu des mails de certaine participantes me félicitant à nouveau.

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Durant tout le temps de ma formation, Baba un ami très cher a mon grand frère Cheick, assurait mon transport matin et soir, non seulement il était extrêmes assidu a son boulot, mais de parler avec lui a tous les matins et soirs me fessait tellement rire. Il avait de ses façons d’expliquer les choses qui étaient tellement mignon. Par exemple il me parlait que son coiffeur travaillait seulement le soir car le jour il coiffait les fleures et les plantes, un matin nous sommes arrivé quelques temps après un accident de la route, Baba a dit : « oh là là! Ce camion est en mauvais position, il a un pied dans le caniveau et l’autre sur le goudron ». Mignon comme tout n’est ce pas?

Le weekend qui a suivi ma semaine de formation a été très relax, alors que samedi j’ai passée la journée en pantalon et veste emmitouflée dans une couverture à écouter des films, alors qu’il pleuvait très fort et que la température a atteint les 20 dégrée. Le jour suivant nous étions dans les 40 dégrée, ce fut une journée de piscine après des achats à la Fourmi ou j’ai même trouvé du clamatos de Sélection Mérite… La soirée de dimanche, a été dédiée à la préparation de mes vacances qui prennent de plus en plus de forme, si tout va comme prévus… ca va être génial…. Histoire à suivre!

Posted by Oumou 14:21 Archived in Mali Tagged volunteer Comments (0)

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